WESURF #7 – Women do it better

WESURF, 7ème semaine. 

Qu’elle donne lieu à de délicates attentions ou aux plus machistes des remarques, la journée internationale de la femme ne laisse jamais indifférent, et ce depuis 1977. J’ai souhaité faire le test de l’égalité hommes-femmes de mon côté, sur un plan purement musical, et il s’avère que ma collection se compose majoritairement d’artistes masculins…

La WESURF #7 remédie à cette inégalité et transforme donc cette journée en semaine en mettant à l’honneur des femmes d’exception qui ont bercé ou continuent de bercer nos oreilles avec leur voix si atypique car, c’est bien connu, women do it better !

Petite particularité cette semaine, la playlist est construite comme une histoire d’amour qui finit mal. Les titres s’enchaînent selon une certaine logique, passant des premiers sentiments amoureux à la remise en question de la relation, puis de la lassitude à la révolte.

La disco de Loleatta Holloway et de Rhoda Scott accompagne ainsi les premières vagues de chaleurs amoureuses, ces moments où ce petit quelque chose qui, comme le dit la délicieuse Etta James, semble être de l’amour, se fait doucement ressentir. Deni Hines dresse le bilan : tout va bien pour vous.
Mais très vite, les jours s’enchaînent et il ne rappelle toujours pas. De reine, vous glissez dans son estime. La disco fait place au hip-hop, c’en est assez et c’est l’allemande Joy Denalane qui sonne le début de la réaction. La suédoise Seinabo Sey enfonce le clou : changez-vous les idées !

Et qui mieux que Betty Davis pour s’affirmer et faire ressortir la nasty gal qui sommeille en vous. T-Love, dont la voix vous dit certainement quelque chose puisqu’elle a déjà collaboré de nombreuses fois avec Hocus Pocus, bon courage vous souhaite : que la force soit avec vous. La boucle jazzy qui accompagne le morceau vous donnera sûrement envie de vous poser dans un fauteuil, de tamiser les lumières et de sortir cette bonne vieille bouteille de 18 ans d’âge qui sommeillait au fond de votre placard depuis des années.

Mais l’on s’égare et il temps de réfléchir à la suite à donner à ces événements malheureux. La réponse arrive, magistralement, par l’intermédiaire de Nina Simone, et c’est un commentaire Youtube qui clôturera en douceur cette évasion façon roman de gare. Merci à vous Lili ZimRap, et à la semaine prochaine.

Cette femme que j’aurais aimé voir en concert me retourne le cœur, la tête, les tripes à chaque fois.
Cette voix parfaite, profonde, légèrement nasillarde, qui ne se force pas, qui tombe toujours quand il faut, avec ce regard sérieux, ce sourire qui ne se donne pas aisément.
Cette chanson particulièrement, qui parle de se tenir debout quand on vous a tout enlevé. Il y a en toile de fond la souffrance de ces hommes et ces femmes, descendants d’esclaves, la souffrance aussi des femmes, quelle que soit leur couleur de peau, considérées comme des êtres de peu de choses…

WESURF #6 – Disco sessions par Swobody

WESURF, 6ème semaine.

Cette semaine a été riche en événements. En premier lieu, c’est avec un plaisir non dissimulé que Surfin’ Music a participé à la playlist Blog Mixer #3 de Minilogs. Le concept est simple, des blogueurs sont invités à partager leur pépite du mois. L’ensemble donne une sélection éclectique qui réserve de bonnes surprises.
Et ce mois-ci, c’est l’excellent edit du morceau Midnight is the time I need you de Demis Russos, par le duo parisien Swobody qui a été retenu par le blog. Leur morceau avait déjà été présenté brièvement dans la playlist du mois de Février.

Une bonne surprise n’arrivant jamais seule, le duo a accepté de s’occuper de la ligne éditoriale du blog le temps d’une semaine. La WESURF #6 est donc leur bébé. A leur image, elle est pointue et mêle sans complexe la disco, le funk et la house dans le seul but de vous faire lever de votre chaise. La sélection est commentée en détails à la suite de la playlist.

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Surfin February 2014

Les playlists WESURF s’enchaînent et deviennent de plus en plus collaboratives. N’hésitez pas à vous les approprier, elles sont faites pour ça. 

Mais soyons francs, constituer une playlist par semaine ne conduit pas au surmenage. Tous les mois, vous pourrez donc retrouver, en plus des WESURF, une sélection commentée de morceaux qui ont rythmé à leur manière les trente jours, en moyenne, qui viendront de s’écouler. Aucun critère de sélection, les morceaux soul des années 70 peuvent ainsi très bien côtoyer des prods bien plus récentes. Et ça commence dès ce mois-ci avec au programme du groove, des belles voix et, forcément, du hip-hop. 

Aux confluents de la house originelle et de la disco, Swobody ne promet que du groove et de la sueur. Et il tient ses promesses.

La promesse n’est pas bien différente du côté du groupe anglais Jungle. Du groove, des chœurs et une boucle qui vous conforteront dans l’idée qu’il n’y a pas eu d’hiver. Onra complète le triptyque groovy du mois avec ce remix du morceau Come Alive des canadiens de Chromeo, sur lequel Toro y Moi vient faire une apparition.

On commençait à être habitué au travail de Cyril Hahn : faible en BPM, efficace, presqu’introspectif, le canadien avait trouvé une formule séduisante. Ce titre avec le britannique Javeon s’appuie sur ces basiques mais ouvre également d’autres perspectives. La voix n’est plus pitchée, le tempo gagne en rapidité et l’ensemble s’avère parfait pour une ambiance détendue mais dansante.

Il n’est pas bien vieux, mais le britannique Kelvin Jones est le genre d’artistes sur lequel on pourrait parier quelques cents. Aussi à l’aise avec sa voix qu’avec une guitare, je vous conseille d’aller jeter un coup d’œil à ses cover rythmées sur Youtube (et laissez tourner la vidéo jusqu’au bout, le jeune homme aime les surprises). Son Call You Home pue l’efficacité, à vous de juger.

L’islandais Ólafur Arnalds arrête quant à lui le temps l’espace de 5 minutes et 39 secondes. Son cover de Say my Name des Destiny’s Child est aérien, poétique et parfait pour reprendre son calme après quelques morceaux forts en BPM.

Les lignes défilent, et je n’ai pas encore parlé de hip-hop. Impossible néanmoins de passer sous silence les titres d’Eamon McGrath (Canada), de (Danemark) et de Vanessa da Mata (Brésil). L’invitation au voyage est évoquée brièvement mais elle est bien réelle.

Enfin, un mois sans hip-hop/jazz/soul/funk est forcément incomplet. Ce mois-ci, le canadien Moka Only a confirmé que le nuage du hip-hop ne s’était pas arrêté à la frontière américaine ; Queen Latifah et Monie Love se chargent du revival 90’s et Atom balance une arme de séduction massive avec son remix de Phantasm, du duo The Procussions.

Février, c’était bien. A très vite pour Mars !

Streamus, transformez votre barre de recherche en jukebox

Souvenez-vous de cette époque où vous aviez dix pages YouTube ouvertes avec les coups de cœur de chacun de vos amis. De ce moment où vous deviez endurer une publicité avant de pouvoir écouter un titre sur YouTube. Ou encore de la fois où vous aviez dû attendre 30 secondes avant de pouvoir écouter un titre sur Spotify via Internet. Ces moments d’attente sont en passe de devenir de mauvais souvenirs.

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WESURF #4 – Dans les oreilles de Kanye West

WESURF 4ème semaine.

Kanye West est sans conteste l’un des rappeurs les plus mégalos au monde. Qu’on l’aime ou qu’on le déteste, il est difficile de contester que l’homme a du talent. Très à l’aise derrière le mic, c’est pourtant derrière une MPC qu’il excelle : ses talents de producteur et sa culture musicale ne sont plus à prouver tant la liste des classiques qu’il a produits est longue comme le bras.

La playlist de cette semaine met à l’honneur ces productions léchées en proposant à l’écoute quelques-uns des meilleurs samples qui ont permis au rappeur de Chicago de façonner ses morceaux, au moment où la presse célèbre les 10 ans de son premier album The College Dropout.

Il n’est pas rare que Kanye West rende hommage à ses samples directement dans ses morceaux. Il cite ainsi en exemple Luther Vandross dans le morceau Slow Jamz, les paroles de I wonder font quant à elle écho aux couplets de Labi Siffre dans My song et le morceau Champion va encore plus loin en offrant une réponse rappée à la question posée par Kid Charlemagne : « Did you realize, that you were a champion, in their eyes ? ». « Yes, I did ! », évidemment.

Petite nouveauté cette semaine, la playlist est collaborative, n’hésitez donc pas à aller ajouter vos samples favoris directement dans la playlist.

Bonne écoute, et bonne semaine !

Deezer, le sport et moi, supporter de foot

Les XXIIeme Jeux Olympiques d’hiver ont commencé ce vendredi, et l’équipe de France Olympique peut s’appuyer sur un partenaire de choix. La plateforme de streaming Deezer a en effet lancé l’application Esprit Bleu Cœur Olympique. L’appli, disponible depuis quelques semaines sur l’App Studio de Deezer, vise à mettre en avant les athlètes de l’équipe de France et à les rapprocher de leur public. Je reviendrai dans un prochain post sur cette appli, mais la tendance est bien là :  le sport s’invite de plus en plus sur Deezer. L’occasion d’effectuer une revue d’effectif des différentes applications présentes sur la plateforme.

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WESURF #3 – Saxo-fan

WESURF, 3ème semaine. Vendredi prochain, tous les amoureux du monde entier célèbreront la St Valentin. Ce marronnier XXL produira sans aucun doute son lot de playlists à thèmes, allant des ballades les plus mièvres aux chansons à texte labellisées Valentine’s Day. La playlist de cette semaine surfe sur l’actualité, mais à sa manière, en mettant à l’honneur l’instrument ultime des relations amoureuses, j’ai nommé le saxophone.

Certains morceaux ont contribué à faire de cet instrument l’outil de séduction ultime, qui ferait passer le générique des Dessous de Palm Beach pour un morceau folk. Souvenez-vous par exemple de Baker Street de Gerry Rafferty ou de Careless Whisper de George Michael.

Mais le saxophone c’est aussi la délicatesse de John Coltrane, la classe de Hank Crawford, le funk de Black Machine ou l’engagement de Fela Kuti. C’est également l’ivresse joyeuse de Jazzual Suspects, la force tranquille de Sael qui encourage à ne pas laisser tomber ou encore, tout simplement, la parade amoureuse d’un couple qui célèbre le jour de l’amour à sa façon, comme dans ce final épique du Lover’s day de TV on the Radio.

Et vous, quels sont vos morceaux marquants de saxophone ?

Bonne écoute et bonne semaine à tous !

WESURF #2 – Perles de Soul

WESURF, 2ème semaine. Après un premier acte marqué par la douceur et l’énergie positive de la Scandinavie, Surfin’ Music prend la Delorean et met à l’honneur douze perles de soul pour affronter le retour du froid le plus sereinement possible.

Playlist à retrouver sur Deezer et sur Spotify

Fortement inspirée par le livre Tout se paye de George Pelecanos, cette playlist reprend quelques-uns des titres préférés de ses protagonistes, comme le superbe Wake up everybody de Teddy Pendergrass, ou le non moins beau Simply Beautiful d’Al Green. Lenny Williams et son Cause I love you, également cité par Pelecanos, et repris en 2004 par Twista dans Overnight Celebrity, figure également dans cette playlist.

Certains des titres présents ici vous diront sans doute quelque chose, à commencer par le classique de Roberta Flack, Killing me softly with his song (1973), reprise du titre du même nom de Lori Lieberman (1971). Lauryn Hill et les Fugees redonneront une seconde jeunesse à ce morceau en 1996.

Try a little tenderness d’Otis Redding, a plus récemment été samplé par Kanye West et Jay-Z pour leur morceau Otis issu de leur album commun Watch the Throne. Pour les plus « sériephiles » d’entre vous, c’est également la chanson utilisée dans How I met your Mother pour accompagner la demande en mariage de Ted à la « mother ».

Enfin, difficile de résister à l’appel de la Scandinavie. La Reine norvégienne de la Soul, Noora Noore, accompagne ainsi les mastodontes que sont Donny Hathaway, Doris Duke, Syl Johnson ou Smokey Robinson. Darondo et Willie Hutch complètent le tableau, en attendant la semaine prochaine.

Et comme d’habitude, n’hésitez pas à partager vos pépites dans les commentaires, bonne écoute !

 

WESURF #1 – Scandin-envies

Je vous avais prévenu la semaine dernière, vous pourrez désormais retrouver tous les lundis une playlist WESURF. L’heure ? 10h, le temps de prendre un café, de saluer quelques collègues, ou d’ouvrir les paupières pour les plus chanceux et/ou vacanciers d’entre vous. Le but ? Très humblement, de vous faire commencer la semaine de la meilleure des façons, c’est-à-dire en musique.

Et ça commence dès aujourd’hui ! Le 20 Janvier est, selon de très sérieuses études, le jour le plus déprimant de l’année.. Quoi de mieux alors qu’une playlist made in Scandinavia, région la plus heureuse du monde, pour se changer les idées ?!

Les suédois d’Abba ou encore les norvégiens de A-ha, avec leur génial clip de Take on me, ont longtemps fait figure de porte drapeau musical de cette région. Plus récemment, des artistes comme Sigur Rós, Björk, Röyksopp, The Asteroids Galaxy Tour ou Madcon ont pris le flambeau.

Mais tous ces artistes ont délibérément été mis de côté, tout comme DJ Broiler, Sirkus Eliassen, ou Alina Devecerski, mais pour d’autres raisons cette fois-ci.. (si vous êtes au ski ou comptez y aller, jetez un coup d’oeil au titre et au clip de DJ Broiler !)

Un certain nombre des titres présents ci-dessous sont chroniqués sur Branche ton Sonotone ! . N’hésitez pas à partager vos pépites scandinaves dans les commentaires,

Bonne écoute !

Danemark : Dafuniks, Junior Senior, Emil Friis
Norvège : Kakkmaddafukka, Disaster in the Universe, Tommy, Mikhael Paskalev
Suède : Adam Tensta, Seinabo Sey, Those Dancing Days, Tjuvjakt, Junip

 

Du clip aux clics : vers toujours plus d’interaction dans les clips musicaux

Si MC Solaar continuait à écrire des textes, il aurait sûrement remixé son morceau Obsolète pour écrire ceci : « Naguère les clips étaient en vogue, désormais on les a remplacés par des pages de code ».

Car vous n’avez pas pu passer à côté. Vos doigts ont sûrement effleuré avec envie la souris, le pad ou l’écran de votre device favori. Vous avez voulu tenter « l’expérience ». Vous aussi, vous avez cliqué pour interagir avec un clip musical.

Les « clips interactifs », car c’est leur nom, ne sont pourtant pas nouveaux, mais comme un bon vin ils s’améliorent avec le temps. La moisson 2013 a laissé entrevoir de belles perspectives. Zoom sur la révolution qui, elle non plus, ne sera pas télévisée.

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